• Lot de cassettes moisies à donner – 2018

    Un projet présenté au  LE KABINET​, Bruxelles pendant l'exposition pour une Anthropologie du Sonore en 2018.
    1° Introduction sur la genèse du projet Cela ma toujours surprise c’est de trouver à vendre sur les brocantes des filme de famille en VHS. Ce qui me surprenant est la mise en ven- te supposée par erreur.
Ces cassettes sont mélangées pêle-mêle entre des VHS de Disney et un Best of TV. Cette indifférence pourrait s’expliquer par la pluralité des usages. Les supports compacte cassette et VHS était très populaires ayant de nombreux usages : commercial, copie privé, et enregistrement source (provenant directement d’une caméra VHS, ou d’une cassette audio). L’obsolescence des formats audio vidéo accompagne une indifférence et un désintérêt pour ces supports.
Stockée puis oubliée, et la pluralité de leurs usages ne facilite pas l’archivage, et la précieuse copie se retrouve perdue entre d’autre cassettes. Cela est accentué par la perte de moyen de lecture, soit par un non remplacement quand celui-ci est défectueux, soit remplacé par une autre machine.2 ° Présentation de l’installation Lot de cassettes moisies à donner. En décembre 2016, Bretagne, une retraitée donne un lot de cassettes VHS moisie. « Et j’ai des cassettes audio aussi, vous les prenez ? » Perdu dans ce lot de cassettes audio : une cassette de répondeur,
des enregistrements d’interview ou en famille. On retrace sa vie de journaliste : des interviews de musicien, sa vie à Paris et plus tard avec la chorale et les cours de chants. Sa vie de famille également, ses trois enfants , dont Jacques et Christine, son marie et sans oublier son amie Marie Christine.3 ° L’écoute : de l’intime à l’espionnage. Ce projet s’inscrit dans la continuée de mes recherches autour l’in- time, l’espionnage et l’écoute.
Le sens premier de l’écoute en vieux français, renvoi à la situation d’écouter dans l’entrebâillement de la porte. Exhumer ces archives privées est un reflet de nos empreintes digitales et les traces de l’intime que nous laissons dernières nous, que ce soit sur les internets ou sur nos disques dures.
  • Fragments D’écoute 2014-2015

    Fragments sonores mai - septembre 2014 J’utilise deux microphones placés près de mes oreilles. La caméra est utilisée comme un enregistreur audio, parfois placée contre moi, d’autres fois dans mon sac. J’écoute mon environnement. Je prends des notes. L’écoute est tout d’abord vague, indéterminée. Puis une cohérence apparaît issue des situations d’écoute collectée, celle-ci affine la recherche et structure le projet. Durant cette période de 5 mois, je me suis intéressé aux enjeux sociaux de l’environnement sonore. Dans un premier temps, Les Fragments sonores portent sur l’intention et l’attention de l’écoute au quotidien, puis des usages sociétaux du son. Ce film traite de la pratique de l’écoute, de la construction culturelle de l’écoute, du développement de l’écoute attentive au quotidien, mais aussi de l’emploi du son comme territoire et du recours au son dans la maitrise de l’environnement. Dvd film sous-titré 31’, note d’intention et bibliographie. Réalisé entre janviers 2014 de février 2015 par Teddy Larue Mémoire de fin d’étude Suivie par Louidgi Beltrame et Matthieu Saladin Haute Ecole des Arts du Rhin, Mulhouse. I m using two microphones next my hear. The camera is use like a sound recorder, some time close me, other time in my bag. I listen my environment, taking note. The listening first is hazy. Them a coherence appear from the listening situation. This structure the project and the research.
    During 5 months, i was interest by social issue of the sound environment. the cultural construction of listening. In a first time, les Fragments sonores  focus one the attention of daily listening them the societal use of sound. This movies talk about the listening experience and the cultural construction of listening.
  • Jubilant Kurds at Mulhouse marketplace – 2015

    Teddy Larue entend de la musique depuis la place du marché. C’est une liesse de la communauté Kurde de Mulhouse, fêtant la reprise de la ville de Kobané par Yekîneyên Parastina Gel - l’unité de protection du peuple. Au centre, deux musiciens jouent de la Zurna et du Dohol et tournent sur eux-mêmes. Autour, des danseurs se tiennent par la main et se déplacent en mouvements circulaires. L’auteur se place à l’extérieur en suivant les musiciens avec son microphone. Ici, tout est mobile : les musiciens, les danseurs, mon microphone, l’occupation de l’espace. The 25th of January 2015, Teddy Larue listen music from the market square of Mulhouse. It is an jubilation of the kurd community of Mulhouse after the recapture of Kobani by Yekîneyên Parastina Gel, - People’s Protection Units. In the center, two musicien  where playing Zurna and Dohol, turning around themselves. Around, people were dancing hand in hand in circle. The artist is outside the circule, following the musicien with the microphone. Here all is mobile, the musiciens, the dancer.  
  • City tracks – 2015

    If some people listen to music loud in their cars, open windows. It is for their personal pleasure, and for a glorification of the ego. But we can have another analyse of the situation, where sounds are drawing territory.

    In this way, listening music in a car, could be a politic act, the mark of a territory where the private space of the car is extending one the public space.

    Si certaines personnes écoutent de la musique à pleine puissance dans leur voiture, les vitres ouvertes, c’est pour leur plaisir personnel et la glorification de l’égo. Mais Teddy Larue analyse autrement la situation, où les sons dessinent des territoires. Écouter de la musique forte dans sa voiture pourrait être un geste politique, un marqueur de territoire où l’espace privé s’étend sur l’espace publique.   
  • H-24 – 2015

    24 hours of street conversation recorded by two interphones /24 heures de conversation de rue enregistrées par deux interphones  2014-2015  Teddy Larue

    Door phone connect the private and the public place and protect the house privacy. In this project the doorsphone is an alternative use to hear the street.

    Two Door phones were recorded during 24 hours, with electromagnetic microphone. Them the record used to write snatch of conversation from pedestrian traffic with an automatic and documentary point of view.

    This work, question documentation of a site with a protocol and a reduced point of view, using the sky esthetic of listening.

    In Old french,  verb to listen to « escouter » mean to hear with attention, but escouter is « the place where  they are listening unseen »

    The origin of listening in the french language is attitude inquisitive and hidden.

    This conversation, too much fragmented to be easily understood, allow the construction of another story by the viewer. L’interphone est un lien entre l’espace privé et l’espace public, utilisé pour préserver l’intimité. Dans ce projet, l’interphone est détourné et utilisé comme moyen d’écouter la rue. L’enregistrement pendant 24h de différents interphones, en utilisant un capteur de champ électromagnétique, a servi de support pour une écriture automatique et documentaire des fragments de conversations des passants. Par ce travail Teddy Larue met en œuvre un protocole de de documentation de l’espace public en utilisant l’esthétique de l’espionnage dans l’écoute.      
  • Le chant de l’escargot 2010

    Teddy Larue - Serge Muller L'installation sonore le Chant de l'Escargot transcende la relation homme animal pour des lendemains meilleurs. Cette installation diffuse en temps réel le chant inaudible d'un escargot.